Le monde de l’IT s’enthousiasme facilement pour les nouveaux concepts et les acronymes. Certains traduisent une réalité précise : le Bring Your Own Device s’inscrit dans ce deuxième cas.

Qu’est-ce que le Bring Your Own Device ? C’est un sobriquet qui englobe une caractéristique de plus en plus courante du rapport entre salariés et entreprises : le premier amène son propre matériel (ordinateur portable, Smartphone…) pour travailler au sein de la seconde.

Si l’on excepte la dimension technique requise par le BYOD (portabilité, connectivité…), de nombreuses autres questions se posent. La sécurité, la frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle, le cadre juridique et plus généralement le changement des formes de collaboration, se retrouvent remis en question sur ce principe.

Mais à quel point le BYOD impacte-t-il les entreprises actuellement ?

La preuve par les chiffres

Dans les faits, il semblerait que le processus soit plus qu’engagé. Dès 2009, IDC annonçait par exemple que 43% des cadres aux Etats-Unis utilisaient au moins l’un de leurs outils personnels pour le connecter au réseau professionnel de l’entreprise. Forrester Research a enfoncé le clou cet été en détaillant que 70% des iPads et environ 50% des Smartphones utilisés dans le cadre professionnel sont la possession d’employés.

En 2015, c’est un parc de 175 millions de tablettes et 60 millions de Smartphones qui devraient être au service des sociétés. Aberdeen Group précise cette « Smart Device Invasion » pour 2011 : sur les entreprises interrogées, 82% avouent permettre aux Smartphones de se connecter sur leur réseau sans-fil (WLAN) et 75% pour les tablettes.

De la même manière, c’est 72% des entreprises qui déclarent autoriser l’utilisation d’équipements mobiles personnels pour l’usage professionnel du salarié. Les raisons invoquées qui expliquent la faveur de cette pratique sont doubles : 57% des sociétés répondent que cela permet de faire des économies en ne payant pas les équipements en question et 51% citent le gain de productivité pour les employés.

La tendance BYOD s’avère donc le prolongement incontournable de cette révolution des Smart Devices qui a frappé à nos portes ces dernières années. Difficile de ne pas en tenir compte pour les employeurs, alors que parallèlement cette pratique pose une série de défis nouveaux à l’IT traditionnel. Sécurité, performance, fiabilité, rapport entre le salarié et son travail… il va dorénavant falloir s’adapter et se poser les bonnes questions.