Sur de nombreux sujets, CRM comme BI, une entreprise est souvent amenée à se remettre en cause, à apporter du neuf, quitte à changer de culture… bref à innover. Mais quels sont les conditions pour que le changement se réalise ? Et quels sont les freins qui l’empêchent ? 

Le cabinet Development Dimensions International (DDI) et l’Institut LUMA ont interrogé 500 dirigeants sur le sujet de l’innovation dans leur société… et ont comparé les réponses avec celles de 500 de leurs employés. La conclusion de l’étude est que les principaux responsables ont une très grande confiance dans leur capacité à conduire l’innovation dans leur entreprise, mais que leurs collaborateurs sont loin d’être aussi catégoriques.

Environ 75% des premiers pensent ainsi faire une bonne démonstration des comportements nécessaires à l’innovation, alors que seul 1 employé sur 2 juge que c’est le cas. Cette déconnexion entre ce que le leader pense faire et la façon dont cela est perçu par ses collaborateurs est le fil conducteur de toute l’enquête menée par DDI et LUMA.

Les responsables semblent penser que le problème vient du fait que leurs équipes n’ont pas d’idées innovantes suffisamment génératrices de valeur… alors que les-dites équipes déclarent en majorité qu’elles pensent que leur chef souhaite être la personne à l’origine de toutes les bonnes idées – ce qui serait un blocage.

Pour réduire ce fossé, il faut que l’engagement en faveur de l’innovation soit un état d’esprit partagé par toute l’entreprise. D’après un graphique mis en avant par l’étude, l’écart entre dirigeants et employés perd en importance proportionnellement à l’augmentation de cet investissement.

DDI nous rassure en confirmant ne pas avoir constaté de différences notables sur la capacité à innover selon des facteurs comme le sexe ou l’âge. Les comportements positifs dans l’entreprise sont également partagés.

Au final, l’enquête confirme que les entreprises du secteur IT sont beaucoup plus sensibles aux logiques et rhétoriques qui prennent en compte l’innovation. Dans ses conclusions, elle met en avant la nécessité de diminuer « l’écart sur l’innovation ». Les dirigeants ne peuvent pas avoir toutes les bonnes idées par eux-mêmes… mais pour autant l’esprit d’innovation se cultive. Pour avancer sur ce sujet, il est donc nécessaire de mêler à la fois approches top-to-down et down-to-top.

Enfin, l’innovation se marie mal avec la passivité. « Pour faire bouger les lignes, les organisations doivent offrir une certaine liberté et supporter les responsables qui prennent des risques, essayent des idées nouvelles et apprennent de leurs erreurs » conclut l’étude de DDI.