Malgré les contractions budgétaires des entreprises et les contraintes des DSI, l’innovation BI s’avère plus que jamais nécessaire, notamment pour répondre aux nouvelles attentes et besoins des métiers.

Une récente étude du cabinet Gartner a révélé que le marché de la Business Intelligence est passé de 10,51 à 12,24 milliards de dollars en 2011. Une progression de 16,4% en un an. Quelles sont les raisons d’une telle progression ?

La crise économique a agi tel un coup de massue sur le budget des entreprises et des consommateurs, rendant le contexte économique incertain.

Or, aujourd’hui, une entreprise ne peut plus innover sans instruments de mesure concrets, ce qui explique le succès des solutions d’informatique décisionnel. Cette tendance n’est pas prête de s’estomper, car les DSI n’ont d’autres choix que d’innover sans cesse pour s’adapter à la demande et à la concurrence.

Quels sont les facteurs qui contribuent à une hausse de la demande ? Face à la crise et la multiplication des canaux d’expressions (internet, réseaux sociaux et blogs), fidéliser ses clients nécessite une collecte d’informations globale et adapté, relate Céline Molina sur decideo.fr.

Il était urgent pour les entreprises de s’adapter.  » Les DSI continuent de dépenser et d’affecter de l’argent dans des projets BI, même avec un environnement budgétaire contraint […] avec notamment des initiatives en provenance directe des métiers [qui accompagnent] la percée des outils de découverte de données proposées à la carte », remarque Dan Sommer du cabinet d’étude Gartner, cité par le Journal du Net

Cependant, cette innovation doit prendre en compte les attentes des utilisateurs de l’entreprise car innover ne consiste pas seulement à créer de nouveaux outils d’analyse mais doit aussi simplifier leur utilisation. Un outil de BI qui n’est pas adapté aux méthodes de travail du personnel, ou qui laisse des « blancs », accroît le risque de développement d’une BI parallèle, selon Eric Gavoty, VP Sales & Marketing chez Digdash dans une tribune libre sur décideo.fr.

Changement d’usages et risques décisionnels

L’apparition d’une nouvelle génération de devices mobiles comme les smartphones et les tablettes a décuplé le flux d’informations et augmenté les risques liés aux données.

De plus l’usage de ces technologies par les métiers est parfois en inadéquation avec les paramètres de travail voulus par les DSI, qui ont l’impression que l’information échappe à leur contrôle.

Données et informations risquent d’être collectées selon une structure inadéquate et peuvent court-circuiter la décision en amont. Des outils simples comme Word, Powerpoint ou Excel risquent d’être utilisés à tort ou à travers et des informations confidentielles peuvent à terme se retrouver à circuler via des canaux inadaptés, expose encore Eric Gavoty.

Le défi majeur des DSI se retrouve finalement être de veiller au développement de solutions d’informatique décisionnel, qui permettront au contraire d’harmoniser la protection des données avec la mobilité, en réponses aux usages métiers.