Les études avaient prévu que 2016 serait l’année du zettaoctet (soit 1021 octets). Face à cette prédiction et la consommation de données produites chaque jour dans le monde, les entreprises sont conscientes des enjeux liés au big data. Ces dernières sont exploitées à l’aide de solutions puissantes pour affiner la segmentation et améliorer l’expérience client, fer de lance des entreprises cette année. A quelques semaines du salon Big Data auquel Coheris participera, tour d’horizon des tendances big data.

Intelligence artificielle, marketing prédictif et analytique en temps réel
Les services d’intelligence artificielle (IA) se développent à grande vitesse. L’objectif est de simplifier le quotidien des utilisateurs à un instant « t » de leur journée. Prenons par exemple Bewell connected (présenté au CES de Las Vegas début janvier), un écosystème destiné à contrôler l’état de santé d’un patient en affection longue durée. Véritable assistant virtuel, il le conseille selon les résultats de ses constantes, comme le taux de glucose. Si les résultats ne sont pas satisfaisants, il envoie une alerte à une assistance chargée de remonter l’information à un médecin pour une téléconsultation. Ce service permet d’anticiper la nécessité d’une consultation et de désengorger ainsi les établissements de santé.

Le marketing prédictif est une technique clé pour anticiper les besoins des consommateurs et leur fournir un produit ou service avant même que ces derniers en aient conscience. C‘est notamment le cas d’Amazon et son projet de livraison de colis anticipé, pour palier à la défection des clients impatients tentés de se rendre en point de vente pour obtenir leur achat immédiatement.

La notion de temps réel en analytique est primordiale pour obtenir des données analysables et actionnables au bon moment. Pour ce faire, Coheris a récemment lancé Coheris SPAD real time, une solution d’analyse prédictive et de recommandation temps réel. Puissante, elle est dotée d’un moteur de recommandation basé sur des modèles auto apprenants (machine learning) pour traiter un vaste ensemble de données clients issues de plusieurs sources, grâce à un algorithme de filtrage social. Ce filtrage définit l’ensemble des utilisateurs qui ressemblent à un sujet et ne traite que cet ensemble d’utilisateurs.

L’essor des objets connectés et la dimension collaborative
D’après l’étude Personnal at least for BtoC marketer de Forrester « 56% de l’achat media passera en programmatique en 2016 ». Cette récente forme de publicité a recours au big data et à l’internet de objets, avec la télé connectée notamment. La pub programmatique désigne le fait de diffuser une annonce vidéo de manière automatisée, strictement liée au profil du client et ce, en temps réel. Elle améliore considérablement l’engagement client et la visibilité de la marque qui communique. Une technique qui pourrait bien être une réalité dans un futur proche, en écho au retour du marketing one to one, pour une relation client toujours plus personnalisée.

En 2020, il se vendra plus d’objets connectés que de PC, tablettes et smartphones réunis (source : Cisco). L’ère des objets connectés capte de gigantesques volumes de données : en domotique, électroménager, ville connectée ou santé, ces technologies sont de plus en plus présentes dans notre vie quotidienne. C’est ainsi que Coheris était lauréat du Trophée innovation big data l’an passé pour le projet Open Food System, mené aux côtés du groupe Seb. La distinction a porté sur le puissant moteur de recommandation de recettes, pilier du projet destiné à réinventer la cuisine domestique et « proposer un écosystème de référence autour de la cuisine numérique » explique Luc Baltzli, Responsable du projet chez Coheris.

Les objets connectés devraient offrir aux marques une connaissance très fine sur les activités des utilisateurs qui en possèdent. L’enjeu pour elles est également d’identifier les intentions et usages des consommateurs en prenant en compte tous les points d’interaction existants. A ce titre, les métiers de l’assurance commencent à développer des opérations marketing telles que des jeux concours avec à la clé un objet connecté à gagner (montre ou bracelet). L’assureur peut ainsi mesurer l’état de santé d’un client ou évaluer sa conduite pour ensuite le scorer en fonction de son potentiel ou de son taux de risque ; voire lui proposer un contrat personnalisé, adapté à son mode de vie.

L’approche collaborative ou communautaire est un levier en big data. Elle peut permettre de mieux appréhender des comportements, segmenter les profils et aider à la prise de décision. Elle se traduit par exemple à travers l’open innovation, une plateforme dédiée à l’apport de compétences humaines internes ou externes à l’entreprise (fournisseurs, clients…) pour optimiser ses processus d’innovation et de création. A l’instar d’un hackaton organisé sur un sujet donné ou d’un appel à idées sur un sujet plus large comme la gestion en temps réel des villes connectées, l’innovation participative génère elle aussi des données très précieuses pour les entreprises.

Le big data s’immisce dans tous les métiers de l’entreprise
Le big data s’invite dans les entreprises et sur de nombreux marchés, des ressources humaines pour orienter le recrutement des candidats lors de la recherche de talents dans les cvthèques ; en passant par la politique pour estimer les résultats d’une élection. Il y a quelques semaines, l’Ifop a choisi Coheris Analytics Liberty, solution de Business Intelligence agile pour l’analyse et la restitution dynamique des résultats des Elections régionales 2015. Grâce à la dataviz, la présentation des données est valorisée et facilement compréhensible par tous.

Enfin, en écho à l’utilisation du big data auprès des ressources humaines, il convient de préciser que chaque année, 25% de nouveaux métiers font leur apparition. De fait, les entreprises ont besoin de compétences expertes en data avec une vision stratégique métier, d’où la création de nouveaux postes, tels que les data scientist ou les CDO (Chief Data Officer). Si l’on en croit le Gartner, 9 entreprises sur 10 auront un CDO dans leurs effectifs d’ici à 2019. Nous n’en sommes qu’au début, le marché du big data a de beaux jours devant lui…