La perte de données en environnement virtuel fait peur. Quelles sont les réactions des entreprises face à un problème qui touche la fibre même de leur fonctionnement ?

En 2011, les pertes de données se sont multipliées de façon impressionnante. Kroll Ontrack, expert en récupération de données et questions de sécurité a interrogé 369 sociétés en août dernier. Le résultat n’est pas fameux : 65% déclarent subirent fréquemment des pertes (+140% sur un an). Pour 53%, c’est même cinq événements du genre qui ont été notés sur l’année.

Par rapport à ces faits, le rapport avec le Cloud cristallise les tensions. 55% des entreprises admettent un manque de confiance envers le Cloud et leur prestataire, au sujet de ces incidents.

On sait déjà que le Cloud tient une place stratégique de plus en plus importante. IDC l’a mis en avant sur ses grandes tendances 2011-2012. Pour le cabinet d’étude les deux principales préoccupations des professionnels sur le sujet se détachent nettement : la sécurité des données et la confidentialité des données (respectivement 64 et 62% des acteurs interrogés)

Derrière ces inquiétudes, c’est la question de la contractualisation de la responsabilité qui est au centre de l’attention.

Clients et fournisseurs ont une perception différente, mais d’après le Journal du Net, les seconds sont beaucoup plus nombreux à penser que l’exclusion de leur responsabilité n’a pas lieu d’être.

Pour que « l’informatique dans les nuages » continue de bien se porter, il faut donc à la fois s’interroger sur les questions technologiques et juridiques. Avec au cœur de son développement, la confiance entre clients et prestataires.