L’économie globale fait grise-mine. Une crise semblable à 2008 se profile-t-elle ? IDC, dans sa présentation des tendances du marché IT pour 2011-2012, nie cette possibilité et affirme que l’IT est actuellement considéré comme un outil de sortie de crise.

IDC se veut lucide. Les chiffres de ses dernières prévisions sont en révision et la croissance 2011 a été revue à la baisse de 3 à 2,5%. En 2012, si la récession ne devrait pas frapper, la croissance se situerait entre 0,5 et 1%.

Karim Bahloul, Research and Consulting Director IDC France, relativise ces chiffres et décrit la réalité des investissements IT : « Il y a eu une perte de confiance en septembre par rapport à ce qui avait été regagné depuis 2009, mais cela aura un impact marginal sur les investissements, contrairement à ce qui a pu se voir avec la dernière crise ».

Des éléments positifs sont mis en évidence : « Les trois-quarts des entreprises pensent que l’IT est un contributeur important ou majeur sur la performance, la productivité et l’innovation » note IDC.

Cette notion d’actif stratégique empêche le désengagement.

De nombreux projets structurants ont été lancé par les entreprises et il n’est pas envisageable de les arrêter en chemin. Ce sont même 50% des entreprises françaises qui comptent augmenter leurs dépenses IT, après un 1er semestre 2011 très dynamique.

Le Cloud : tendance reine 2012

La transformation vers le modèle Cloud est une préoccupation majeure. D’après IDC, 37% des éditeurs formalisent une offre et 23% supplémentaires déclarent avoir un projet Cloud concret. Si seulement un tiers des entreprises sont convaincues de l’impact du modèle sur le court terme, le double comprennent qu’un enjeu réel existe à longue échéance. Pour Sébastien Lamour, Research and Consulting Manager IDC France « c’est une évolution d’un modèle d’opportunité vers un modèle stratégique. Nous sortons du buzz ».

Le marché est extrêmement porteur avec une croissance en Europe de l’Ouest de 35% pour 2011. Toutefois, les entreprises veulent maintenant pouvoir faire des choix précis en fonction des spécificités de leur environnement et de leur système.

Le Cloud doit donc être capable de  s’adapter aux problématiques de chacun.

« Ce n’est pas une carrosse sans attelage » résume Sébastien Lamour. Il fait évoluer les approches et les rôles, comme celui du DSI, tout en étant un véritable enabler sur des sujets comme le Big Data.

Au niveau du marché, le modèle s’ancre à la fois dans le marché global, avec des acteurs internationaux, et des problématiques très locales. Les entreprises veulent avoir des interlocuteurs locaux. Les questions de sécurisation entrent totalement dans cette dualité et constituent les bornes pour avancer sur le sujet.