L’essor de la mobilité a changé les habitudes des consommateurs, du quotidien jusqu’à l’acte d’achat. Une conjoncture qui pourrait profiter aux e-commerçants.

En France, la consommation de médias se fait d’abord sur canal mobile avec 116 minutes de temps passé par jour (27% du total). Surprise, la télévision n’arrive qu’en troisième position (101 minutes) derrière le pc (113 minutes). Ce sont les révélations de l’étude « M-commerce et consommation des médias » conduite dans 15 pays avec plus de 8000 répondants, par InMobi, spécialiste de la publicité sur smartphones et tablettes.

En France, 39% des mobinautes ont déjà acheté un produit depuis leur mobile, 57% de ces achats concernent des biens digitaux(musiques, applications), 44% des biens physiques et 25% des services (transport, voyages, tickets de cinéma, etc.).

Un créneau à saisir pour les entreprises de l’e-commerce

Selon un article du blog Orange Business Service, le m-commerce pourrait faire la différence auprès des e-commerçants. De nos jours, le net traditionnel n’a plus de secret car la plupart des entreprises le maîtrise parfaitement. Difficile d’avoir un positionnement unique dans un marché ou la concurrence ne cesse de jouer à un jeu de chat et de la souris. De plus, en 2014, Gartner prévoit que 40% de nos connexions se feront sur le mobile. À cette date, la France aura un parc de 18 millions de mobinautes, un potentiel indéniable.

Un mobile est un magasin connecté 24h/24. Cependant, le paiement est paradoxalement l’un des principaux freins à l’affirmation totale de ce nouveau pan du e-commerce. L’usage des terminaux mobiles pour l’achat se développe, mais ne fait pas encore totalement partie des mœurs. D’autre part, si la question de la sécurité des données est invariablement liée à celle de la mobilité des devices, cette question devient d’autant plus critique quand on aborde les transactions financières de particuliers… dont certains rechignent encore à tout simplement payer par Internet.

Quoiqu’il en soit, il y a fort à parier que la conjoncture difficile de 2012 ne ralentira pas cet usage, qui s’inscrit dans une évolution de fond des rapports entre l’homme et ses outils de communication. Le développement des technologies NFC dans des villes comme Nice transforme d’ailleurs les mobinautes en véritable cartes bleus connectées – un symbole fort pour convaincre les acteurs du e-commerce des potentialités de son équivalent mobile.