Avec 1,4 milliards de smartphones vendus dans le monde en 2015 (source : Gartner), le mobile tient une place considérable dans nos vies quotidiennes. A l’instar des applications de réseaux sociaux personnels ou professionnels, de géolocalisation ou des divers navigateurs, les applications mobiles bancaires sont largement présentes dans nos smartphones. Pratiques et sécurisées, elles permettent de faire le point sur l’état de ses comptes, réaliser un virement ou contacter son conseiller client en quelques minutes, à tout moment.

Evolution des offres bancaires

En 50 ans la relation banque/client a changé au gré des évolutions sociétales. En 1965 tout d’abord avec la possibilité pour les femmes de posséder un compte bancaire et d’assurer leur indépendance financière, l’émancipation des enfants dans le cadre de leurs études ou, mesure récente de la loi Macron entrée en vigueur en février, visant à simplifier le changement de banque. C’est ce qu’on appelle la mobilité bancaire. En effet, une étude menée par UFC que choisir en 2015 a révélé que seuls « 3 % des français changent de banque par an », en raison notamment de la complexité des démarches à effectuer pour y parvenir.

Avec une telle mesure, les banques vont devoir redoubler d’inventivité pour se démarquer de la concurrence et capter ainsi de nouveaux clients ou, à l’inverse, mettre en place des moyens pour éviter le churn. Le développement de services innovants ou de nouvelles fonctionnalités sont quelques exemples pour pallier à cela.

Le point sur la tendance mobile first

La priorité au mobile est un enjeu pour de nombreuses entreprises. À l’heure du m-commerce, impossible pour elles de faire l’impasse sur les transactions réalisées via les terminaux mobiles. Pour les clients, le passage à la banque en ligne et donc « au tout dématérialisé » n’est pas encore une évidence. La raison principale repose sur la crainte de ne pas pouvoir rencontrer son conseiller dans la vie réelle. Pourtant les clients qui y sont passés ne semblent pas regretter. D’après une étude de meilleurebanque, 88 % des clients de banque en ligne se montrent plus satisfaits que ceux des banques traditionnelles, à 79%. Afin de rassurer les prospects, on retrouve chaque année le palmarès des banques en ligne, basé sur différents critères : de la relation client aux frais bancaires.

Pour gagner des parts de marché, les banques en ligne s’attachent à conquérir de nouveaux clients grâce à ces quelques leviers : offres de parrainage dite gagnant/gagnant – le parrain et son filleul se voient offrir une somme d’argent allant de 80 à 100€ en moyenne – personnalisation des services, offre de bienvenue pour l’ouverture d’un produit bancaire de type assurance vie…

C-zam, le compte courant sans contrainte signé Carrefour

Tout comme de nombreux acteurs de la grande distribution et du retail, Carrefour a annoncé le lancement il y a quelques jours d’une nouvelle offre de compte courant. Baptisé C-zam, le service permettra de payer des achats du quotidien via une application mobile dédiée. L’ouverture d’un compte ne prendrait que 10 minutes, contre quelques jours pour une banque traditionnelle. Les pièces à fournir seront limitées et la démarche rapide, en s’inscrivant en ligne sur le site internet au préalable. Carrefour combine ici de manière intelligente le phygital. L’ouverture d’un compte nécessite l’achat d’une box en supermarché d’une valeur de 5€, une occasion rêvée de faire venir le client en magasin pour lui vendre par ce biais un produit numérique, à minima.

Pour conclure ce billet, la conséquence de cette transition numérique pour les banques va fortement impacter l’emploi en raison de la fermeture des nombreuses agences bancaires d’ici à 2020.