Dans la lignée du Big Data, les objets connectés s’apprêtent à passer l’année sous le signe de la croissance. Portés par des technologies performantes, ils commencent à s’inscrire dans notre environnement – lieux publics, domicile, bureau. Pour preuve, ils étaient à l’honneur au CES de Las Vegas en janvier dernier et ils ont eu la part belle au salon Big Data Paris 2015 en mars. Alors, au delà de cet engouement médiatique, en quoi les objets connectés peuvent-ils améliorer notre quotidien ?

Objets connectés et data : deux concepts indissociables

Au cœur des objets connectés, il y a la technologie au sens matériel, et la donnée. Sa collecte est capitale pour animer l’objet connecté et lui assurer une utilisation dans le temps. Il ne semble donc pas compliqué d’en collecter, au vue du nombre de data produites par jour par les multiples interactions humaines. Pourtant, il est nécessaire d’obtenir des données de qualité pour pouvoir leur donner une valeur et être en mesure de les exploiter.

Pour fonctionner, ces objets impliquent d’être connectés en permanence. Les capteurs qui les composent peuvent faire état d’une situation à un instant « t » et ce de manière autonome, sans l’action d’un tiers. La capacité de stockage des objets connectés permet le transport des données dans le système (vers Internet, une application mobile ou le socle produit). Quel qu’il soit, l’objet connecté est un compagnon à porter sur soi sous forme de montre ou de bracelet, un objet source d’indicateurs relié à un être vivant (exemple : entre une plante et une appli) ou bien encore un dispositif Machine-to-Machine (M2M) à visée diagnostic. Le but ultime étant bien souvent d’aider l’utilisateur à la prise de décision dans une situation spécifique.

Cuisine et nutrition, un marché porteur

D’après le Baromètre Syntec Numérique – BVA, les objets connectés sont utilisés à ce jour par les consommateurs pour : leur faciliter la vie quotidienne (23%), surveiller leur santé (21%), se déplacer (20%) et se protéger (14%).
Le projet Open Food System, entend bien révolutionner la cuisine domestique. Open Food System (OFS) est un programme piloté par le Groupe SEB, qui réunit 25 partenaires au sein d’un consortium.. Le projet rassemble 6 pôles de compétitivité pour un budget global de 21 millions d’euros.Défini comme un programme d’investissement d’avenir, il bénéficie à ce titre d’une aide financière de 9 M€. L’ambition de ce projet d’envergure est d’aider les consommateurs à manger mieux et de manière équilibrée en développant la pratique de la cuisine auprès du plus grand nombre. Le cœur de la technologie repose sur un moteur de recommandation de recettes intelligent. Quant au produit final, il se matérialisera sous la forme d’un appareil de cuisson connecté. Avec de l’auto apprentissage, ce dernier s’adaptera à ce qu’il apprend de l’utilisateur pour être capable de lui recommander des recettes en prenant en compte ses goûts, envies et contraintes nutritionnelles. Par exemple, si l’appareil constate que l’utilisateur se prépare systématiquement des plats simples, il sera capable de lui proposer des plats un peu plus élaborés (difficulté croissante). L’objectif recherché est de proposer à toute personne en charge de la préparation des repas du foyer une offre de produits et services complémentaires incluant à la fois du matériel électroménager et des contenus (recettes, applications, outils d’aide…).

A terme, la cuisine pourrait ressembler à un espace intelligent où les appareils électroménagers principaux (réfrigérateur, lave vaisselle, table de cuisson…) seront interconnectés entre eux. Par ce biais, la cuisine deviendra un nouveau terrain de jeu garantissant une expérience utilisateur sans précédent…