Ces derniers temps, les analystes parlent beaucoup de la croissance de l’e-commerce et des réseaux sociaux. Mais quand est-il du commerce « social », comme le f-commerce sur Facebook ? Au Royaume-Uni, il pourrait être une tendance phare des mois à venir.

Selon les chiffres d’une étude de l’institut de recherche TNS, publiés sur www.ecommcercemag.fr, si seulement 4% des consommateurs britanniques ont déjà acheté via Facebook, 40% seraient prêt à le faire si l’expérience d’achat reste relativement proche de celle des sites d’e-commerce. De plus, toujours d’après TNS, d’ici 2015, le f-commerce représentera 6,1% de l’e-commerce britannique, soit 3,9 milliards d’euros.

Les entreprises peuvent donc légitimement s’interroger sur les opportunités de se lancer dans le f-commerce. Quelles différences avec l’e-commerce traditionnel ? Selon une tribune de Samuel Junghenn, directeur général de Think Big Online, une agence de web marketing, publiée sur The Social Media Today, il y a deux points très importants à retenir quelque soient nos intentions sur Facebook. Premièrement, les entreprises devraient toujours prendre la peine d’utiliser un programme analytique, ce qui leur permettrait d’avoir une estimation claire de leurs performances sociales en ce qui concerne le trafic web et la publicité. Les économies qui peuvent être potentiellement réalisées selon lui sur ce sujet sont importantes.

Ensuite, Samuel Junghenn souligne l’importance d’engager des conversations avec ses fans et de rester en contact avec eux. Cet avis est également partagé par un article publié sur www.atelier.net, le site Internet de la cellule de veille des innovations de rupture de BNP Paribas, qui s’appuie sur l’exemple de Payvment, une plateforme de f-commerce.

Les conversations sociales sont le moteur du f-commerce

Avec la bonne approche, les marques peuvent élaborer une plateforme de f-commerce dans laquelle figurent leurs produits, les photos et les descriptions, à moindre frais. De plus, une telle plateforme peut devenir un outil de choix pour créer des conversations sociales afin de susciter l’engagement des utilisateurs auprès de la marque.

Par exemple, ces conversations peuvent se manifester sous la forme de sondages. A la suite de ces échanges, les cybermarchands peuvent envoyer des promotions ou des ristournes aux utilisateurs qui « aiment » leur page Facebook. Certaines promotions peuvent même concerner des produits réservés uniquement aux plus fidèles.

Avec l’aide d’outils analytiques, il est également possible de mesurer la performance des pages Facebook comme des tableaux de bord affichant le nombre de « j’aime », de fans et de commentaires. De plus, ces outils peuvent proposer différents types de stratégies en fonction des résultats de la page. Ils peuvent concevoir des sondages adaptés. Bref, tout est bon pour aller au delà de l’indicateur limité du nombre de fans sur un page d’entreprise.

Toutefois, n’oublions pas que Facebook se développe également sur les devices mobiles qui connaissent eux aussi une croissance fulgurante. Ce phénomène bouleverse les usages et les entreprises désireuses de se lancer dans le f-commerce n’auront d’autres choix que de prendre en compte cette montée en puissance de la mobilité.