Avoir des fans sur la plus grande des communautés sociales a souvent été un objectif chiffré pour les marques. Mais au final, quel impact sur leur business ?

Un fan n’est pas toujours un client, loin s’en faut. Et si des campagnes marketing bien gérées peuvent permettre d’obtenir en peu de temps 10, 50 ou 100 000 fans pour la page Facebook d’une marque, le prix en vaut-il la chandelle ?

Une étude publiée récemment par la société anglo-saxonne de solutions d’e-mail marketing en mode SaaS, ExactTarget, nous permet d’avoir quelques chiffres sur la question. L’enquête a suivi 1400 consommateurs pour mesurer le rapport entre comportement sur Facebook et vis-à-vis des marques.

Sur les 45% de répondants qui ont déjà choisi de cliquer sur « J’aime » sur la page d’une marque, moins d’un quart admettent qu’ils sont plus enclins à acheter un produit de la marque concernée par la suite.

Moins d’engagement pour Twitter, l’e-mail se défend bien

Du côté des réseaux sociaux, Twitter (que l’on peut facilement considérer comme le deuxième média social le plus influent après Facebook) relève d’un positionnement encore moins tourné vers les marques. Seul 7% des consommateurs interrogés ont reconnus suivre une marque sur ce média. Parmi eux, 1 sur 3 déclare avoir été plus enclin à l’achat après cet acte.

L’étude replace ces chiffres en comparaison des méthodes marketing plus traditionnelles : sur le même échantillon, 46% des consommateurs admettent qu’ils ont réalisés un achat après avoir reçu un e-mail marketing.

Les conclusions de l’enquête font état d’une forte attente des internautes pour du contenu original, exclusif, associé à des offres spéciales. La difficulté pour les marketeurs est dès lors d’avoir la capacité d’être suffisamment agiles pour être capables de construire les interactions online avec les marques.

Ce défi explique en partie les chiffres relativement faibles exprimés par rapport aux deux principaux réseaux sociaux. Pour être capable de répondre aux attentes des consommateurs, il faut les connaître. Le fait d’avoir des fans ne suffit pas, la connaissance client ne dépend pas des « j’aime ». Du chemin reste à parcourir pour agir au mieux auprès des internautes sur les réseaux sociaux.