En matière de nombre d’emailings envoyés, la France est à nouveau sur le podium à l’échelle européenne, devant l’Espagne et l’Allemagne. Avec plus de 43,6 % (source : Cheetah digital) de taux d’ouverture moyen, il progresse encore, ce qui fait de ce support un canal privilégié en marketing direct. Doté de multiples atouts, il a su évoluer pour s’adapter aux usages de la mobilité et au temps disponible de ses destinataires. Focus sur le briefing, une nouvelle forme d’emailing, en quatre points.

Le briefing, un format court

Tout comme son nom l’indique, le brief est un outil de travail largement utilisé par les agences de publicité pour exposer les grandes lignes d’un projet à un tiers, de manière concise. Le briefing est donc un format relativement court non dénué de fond. S’il s’attache à traiter de trois à cinq sujets, voire un parfois (dans le cadre d’un emailing monosujet), il s’inspire de l’actualité chaude. Sa fréquence peut être quotidienne ou hebdomadaire ; elle est dans tous les cas régulière et envoyée à heure fixe. L’enjeu est de délivrer de l’information courte, à intervalle proche, avec un contenu impactant.

Le message est la clé de voûte

L’objectif du briefing est de nourrir l’abonné via un format condensé, en prenant position sur le sujet traité. Sa force est d’être court avec un signage faible (environ 400 mots par article), mais pour autant orienté. Prenons l’exemple de la newsletter Time To Sign Off (TTSO) envoyée tous les jours à une base d’abonnés en constante augmentation. Son sujet est simple, il tient en moins de 10 mots, car il implique. Son secret est de réussir à pousser le taux d’ouverture à près de 75 % en interpellant constamment sa cible, le tout en six minutes de lecture, montre en main.

Content is king

Qu’il s’agisse de vidéos, photos, dessins ou infographies, le briefing exploite de nombreux formats pour séduire sa cible et varier les plaisirs. Parce que l’information peut être transmise par une image ou un dessin crayonné. Le briefing est un excellent vecteur pour les partenaires, qui bénéficient d’une audience qualifiée et de qualité. Tout comme sur Twitter, le briefing envoyé en fin de journée surfe et rebondit sur l’actualité. Son avantage principal est de pouvoir concentrer un résumé de l’information selon les événements de la journée qui s’y rattachent.

Le pouvoir des chiffres

Dans l’optique d’agrémenter ce format d’emailing, les destinateurs de briefing peuvent prendre la liberté de semer des chiffres en lien avec l’actualité. Mis en valeur sur un aplat de couleur, ils se détachent de l’ensemble pour attirer l’oeil et faire passer une information brève mais impactante.
Pour résumer, le briefing est un email d’information court et impactant, il va à l’essentiel et propose du contenu ciblé. Pour autant, comporte t’il de meilleurs résultats que l’emailing traditionnel ? C’est possible. Quoi qu’il en soit, il parvient à créer un réel rendez-vous avec ses lecteurs, sans finir dans la corbeille et sans passer par la case spam. Le briefing, on s’y abonne pour le lire et le suivre 5 jours sur sept.