Représenter l’information de manière efficace n’est pas une préoccupation récente. Aujourd’hui en BI, la data visualization porte cette préoccupation au cœur des univers professionnels.

Donner un aspect graphique recherché à des données a été jugé très tôt d’une importance cruciale dans les interactions sociales et professionnelles. La data visualization d’aujourd’hui, si utiles aux marques et aux entreprises, est la digne héritière de ces premiers développements sur le chemin du design de l’information.

Dès 1917 est par exemple publié le livre « Graphic Methods for Presenting Facts » d’un certain Willard C. Brinton. D’après le site humantific.com qui nous dévoile l’information, cet américain n’a jamais eu le droit aux spots de la célébrité… et pourtant son ouvrage de près de 400 pages s’avère tellement exhaustif qu’il pourrait être considéré aujourd’hui comme « l’ossature des techniques graphiques et des diagrammes statistiques ». Et Brinton n’était pas le premier (ni le dernier) des ingénieurs à travailler sur cette question des représentations graphiques.

Pré-digérer l’information et lui donner du sens

De nos jours, nous vivons dans ce que certains appellent « une société de l’image ». La toute-puissance d’Internet a rendu encore plus dense l’utilisation de graphismes – de plus en plus évolués – pour représenter l’information. Le grand public se montre friand de cette « pré-digestion » des données. En un sens, c’est en effet ce dont il s’agit : le design de l’information doit apporter un sens plus immédiat, plus instinctif, à un ensemble de faits. La logique, le message, derrière les renseignements doit sauter aux yeux (c’est le moins que l’on puisse dire).

La personne qui crée l’infographie a mis en forme l’information pour la rendre compréhensible et immédiatement accessible. Il s’agit d’éviter que chaque lecteur/spectateur reprenne cette démarche intellectuelle individuellement.

Les journalistes l’ont bien compris et la data visualization est devenue une pratique très répandue dans les publications écrites ou web. « Le data-journalisme », qui cherche, analyse et met en forme des données sur un sujet,  demande des compétences et une réflexion à part entière. Les résultats peuvent être impressionnants en termes de valeur ajoutée aux « simples faits ».

Il n’en est pas autrement dans le monde des entreprises.

Aider à la prise de décision, comme le fait la Business Intelligence, consiste à faire apparaître clairement le sens derrière des données, qui ne seraient autrement qu’un amalgame brut à décrypter fastidieusement.

Faire parler la donnée, une nécessité dans l’entreprise

La data visualization, « dataviz », consiste à répondre au besoin d’une présentation efficace des données, en fonction des réalités métiers, des nécessités du business ou encore du rôle d’un interlocuteur. Bref, encore une fois, faire apparaitre des axes de sens, des facilités d’interprétations dans une sélection de données pertinente.

A chaque niveau de l’entreprise, le manque de temps est un adversaire obstiné.

Or, devant la complexité des informations disponibles, avoir une visibilité claire de ce qui est et de ce qui pourra être, est une priorité stratégique. Dans l’absolu, c’est d’agilité de la BI dont il est question.

« Les données doivent devenir compréhensibles et intuitives pour permettre l’autonomie des utilisateurs » explique Bruno Chotin, responsable Expertise Technique chez Coheris. La Dataviz permet de se rapprocher de ce qui se fait en termes d’usage grand public du web (navigation et compréhension spontanées). « La représentation fait *parler* les données » insiste-t-il.

En effet, non seulement la Business Intelligence est un outil d’optimisation du travail personnel, mais elle englobe de plus en plus une dimension de partage, de communication et de collaboration au sein de l’entreprise. Contrairement à ce que dit l’expression, « je me comprend… », la priorité est aussi d’être capable « de se faire comprendre ».