2018, une année emprunte d’innovations technologiques et commerciales qui marquera le 21e siècle pour diverses raisons. Domotique, intelligence artificielle ou réalité virtuelle en sont quelques exemples. Alors que les tendances smart home et smart city s’introduisent peu à peu dans les foyers et villes du territoire, le concept de smart entreprise émerge.

Le concept de Responsabilité Sociale des Entreprises

Après la smart home, la smart city serait la ville de l’avenir. Truffée d’équipements et technologies de pointe, elle pourrait être la ville idéale où il fait bon vivre. Et si ce concept s’appliquait à l’entreprise ? La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est apparu au début des années 1960 et s’inscrit souvent dans une démarche de développement durable. Depuis, les entreprises ont pris conscience de l’impact de leur activité sur l’environnement, l’économie et les problématiques sociales qui s’y rattachent. La mise en place de pensées éthiques accompagnées de chartes de bonne conduite ont notamment permis de cadrer ces actions en direction de ses parties prenantes.

L’entreprise, trop digitale ?

Bien que les services web permettent de faire gagner du temps et de l’argent aux utilisateurs, accélèrent la mise en relation entre individus confrontés à un besoin immédiat et celui d’individus capables d’y répondre grâce à l’uberisation des services, quid des relations humaines ? Airbnb, Spotify, Stootie (services à la personne entre particuliers et professionnels – Eric est expert en plomberie et se propose de réaliser des petits travaux), pour en nommer quelques uns. En entreprise, le parallèle est simple : les outils de RSE (Réseau Social d’Entreprise) utilisés à titre d’efficience ne doivent pas cannibaliser les relations et réduire les moments d’échanges, comme les réunions (non virtuelles).

Vers un retour aux relations humaines ?

Afin de trouver un juste milieu et replacer le salarié au cœur de l’entreprise en qualité d’acteur clé dans la réussite d’un ensemble, certaines structures ont décidé de repositionner l’humain au centre. C’est ainsi que des sociétés ont développé l’employee advocacy (ou comment les employés de l’entreprise peuvent devenir de réels ambassadeurs en s’engageant et véhiculant un sentiment d’appartenance). La smart entreprise se veut donc idéale, pour laquelle chacun travaillerait ensemble, s’impliquerait, porterait des valeurs communes… autant de leviers positifs au service de la performance.

A ce jour, la réglementation vise à encadrer la santé du salarié au travail à travers de nouvelles réformes. Des acteurs gouvernementaux se penchent sur les sujets de qualité de vie au travail (QVT). En effet, à présent, on ne parle plus de risques psychosociaux, mais bien de QVT. Et si, finalement, la smart entreprise était une entreprise où les ressources étaient mutualisées, où la co création serait favorisée (en s’affranchissant des niveaux d’études et grades de tout un chacun) ? Il semble que le management français (vu de l’étranger comme étant : « poussiéreux, usé, archaïque* ») et ses strates hiérarchiques, persistent.

*Source : livre de Ezra Suleiman, Franck Bournois et Yasmina Jjaïdi intitulé La Prouesse française: Le management du CAC 40 vu d’ailleurs.