L’année 2012 sera sans doute décisive dans le choix des entreprises françaises pour franchir le pas et migrer vers le Cloud Computing.

L’année 2012 sera sans doute celle de l’envol : le marché global du Cloud devrait atteindre 240 millions de dollars d’ici 2020, selon Forrester. Les entreprises françaises paraissaient cependant prudentes vis-à-vis de leur embarquement à bord du nuage. Dans une étude publiée en octobre, Symantec faisait part de chiffres assez tièdes, avec moins d’un quart des responsables informatiques déclarant utiliser cette technologie et 50% des entreprises estimant que leurs informaticiens n’étaient pas prêts.

Quatre mois plus tard, le ton semble avoir changé. Le taux d’adoption du Cloud Computing serait d’ailleurs plus élevé en France que pour le reste de l’Europe. Le cabinet KPMG dévoile donc à l’approche de la nouvelle année que « 80% des entreprises françaises ont ou vont démarrer un projet » de migration vers le Cloud.

Si les sociétés sont encore en train de pénétrer doucement dans l’univers Cloud, les implications du modèle ont de leur côté bien fait leur chemin. La même enquête annonce que 88% des entreprises ont conscience que le Cloud Computing allait sans doute métamorphoser leurs affaires.

Une part de budget de plus en plus importante

Le Cloud attire suffisamment pour justifier des investissements conséquents. Selon KPMG, le nombre d’entreprises qui vont consacrer plus de 11% de leur budget au sujet atteindra 36% en 2012, soit le double de l’année précédente.

Ceci s’explique par les résultats attendus grâce à cette transition. A défaut de penser que leur business model va être complètement changé, les entreprises estime pour 76% d’entre elles que le Cloud Computing sera source d’économie d’échelles importantes et pour 86% (10% de plus que la moyenne mondiale) qu’il permettra de rationaliser les processus.

Une des grandes réponses qui devra se régler en 2012 d’après cette étude, sera toutefois le domaine de responsabilité autour du sujet.  Pour le moment, Direction Générale et Direction Informatique considèrent souvent l’une et l’autre que le périmètre Cloud dépend de leur autorité.