Le Cloud est au goût du jour. Quelles parties du concept remportent-elles le plus de succès auprès des entreprises ?

Les réticences face au Cloud des entreprises françaises seraient en train de disparaître, selon les dernières études sur le sujet. Mais sous le terme de Cloud se cache quelques réalités différentes et des termes qui continuent à entretenir l’opacité du nuage.

Actuellement, il est possible de diviser le Cloud avec 3 grandes typologies : Infrastructure as a Service, Plateforme as a Service et Software as a Service. Ces présentations différentes expliquent en partie le flou qui peut exister autour du Cloud Computing pour beaucoup de gens, surtout si l’on rajoute à ces points la différence entre un déploiement en Cloud privé, où l’entreprise possède le matériel, les serveurs… et celui en Cloud public ou les données sont hébergé dans des environnements mutualisés.

Le SaaS d’abord

La différence entre IaaS, PaaS et SaaS tient du degré de prise en charge du fournisseur Cloud : ces modèles ne sont pas foncièrement différents.

Le SaaS, où le degré de de gestion par le fournisseur Cloud est le plus important – il s’occupe de tout, des réseaux jusqu’aux applications – est largement privilégié par les entreprises. Dans sa dernière étude sur le sujet ZDNet.fr fait remarquer que près de 60% des dirigeants IT interrogés font état de réalisation dans ce domaine du logiciel hébergé, contre moitié moins pour le IaaS et le PaaS.

Le SaaS a pour lui d’être connu (avant même la médiatisation du terme Cloud) depuis maintenant presque une décennie, grâce aux réalisations ASP depuis les années 2000. Parmi les projets les plus mis en avant sur cette typologie, les systèmes de messageries externalisé arrivent évidemment loin devant, avec 67% des entreprises qui déclarent en faire usage. Le CRM est toutefois le 2e grand gagnant avec plus de 46%.

Sécurité et fiabilité doivent évoluer

Quel que soit le modèle choisi, Directions Générales et DSI se partagent presque à part égale la responsabilité du déploiement Cloud. Pour plus de 50% des entreprises, c’est même les deux à la fois qui s’en occupent.

Les entreprises françaises semblent bien plus enclines à adopter le Cloud au tournant 2012. Les bénéfices envisagés sont surtout à ce titre la réactivité et la souplesse, avant même la réduction des coûts IT qui ont tendance à laisser beaucoup de DSI sceptique. IDC le faisait remarquer dès septembre 2011 en dévoilant son analyse des tendances de la fin d’année.

Sans surprise, la sécurité des données et la fiabilité des offres continuent d’être les 2 pôles qui provoquent le plus de réserves.  Et ce quel que soit le secteur dans lequel évoluent les entreprises, comme la conférence ClubNet sur la Mobilité de décembre a pu nous en donner un aperçu. C’est donc sur ces sujets qu’une véritable évolution est primordiale.