Le BYOD rentre de plus en plus dans les mœurs des salariés. Mais qu’en est-il chez les responsables informatiques des entreprises ?

La sécurité des informations de sociétés confrontées au BYOD (Bring Your Own Device) est un sujet de plus en plus discuté, avec une réalité quotidienne : les DSI sont confrontés de plein fouet à ces problématiques de mobilités qui le met sous pression.

Le changement de culture du « device » qui s’opère chez les salariés (quoi de plus naturel que d’utiliser un outil avec lequel on est parfaitement à l’aise au travail ?), ne va pas sans hérisser leurs responsables informatiques. En décembre, une enquête IDC a fait ressortir ce décalage qui menace de s’agrandir.

L’utilisation à des fins professionnelles de leur mobile sans autorisation du DSI concerne ainsi 73% des salariés interrogés. Plus représentatif encore de la tendance BYOD, les tablettes et les Smartphones sont employés de façon mixte pro/perso, respectivement par 45 et 67% des salariés mobiles. N’oublions pas que les prévisions de vente en 2012 s’élèvent à 3 millions de tablettes et 15 millions de Smartphone pour le seul marché français. Or, 76% des-dit DSI déclarent, eux, constater que l’utilisation des terminaux personnels dans le cadre du travail est nulle ou marginale…

Les DSI doivent choisir

Devant la lame de fond que risque de représenter le BYOD en 2012, les DSI tendent en majorité (49%) à accepter le mélange des genres à condition qu’une charte d’utilisation spécifique soit mise en place. Ils restent très nombreux (34%) a tout simplement refuser la possibilité d’intégrer les environnements personnels aux SI de l’entreprise.

On l’a donc compris, les DSI sont loin d’ouvrir grand la porte au BYOD. Les raisons invoqués pour justifier ces choix ne place la préoccupation de la perte de données qu’en 5e position, derrière la problématique d’adaptation des applications existantes à ces outils mobiles et les coûts de développement de nouvelles.

IDC conclut toutefois que devant la réalité mobile qui prend forme de plus en plus concrètement, les DSI ne se retrouvent que face à deux alternatives : subir ou prendre les devants et accompagner activement le changement.